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1 avril, 2010

VAYAKEL – PÉKOUDÉ 5770

Classé dans : — laparashaaujourdhui @ 22:15

 

VAYAKEL- PEKOUDÉ 5770

13 mars 2010

 

 

Shemot (35,1-2) : « Moïse convoqua toute la communauté des enfants d’Israël et leur dit: « Voici les choses que l’Éternel a ordonné d’observer. 2 Pendant six jours on travaillera, mais au septième vous aurez une solennité sainte, un chômage absolu en l’honneur de l’Éternel; quiconque travaillera en ce jour sera mis à mort. »

 

Rashi : Six jours L’interdiction du travail pendant le Chabath est mentionnée avant l’ordre de construire le tabernacle, ceci pour souligner que ce travail ne « repousse » pas le Chabath.

 

Mais comment imaginer que la construction du mishkan repousse shabbat ? On a un principe : aucune mitsva qui n’est pas liée à un temps fixe ne repousse shabbat.

 

Likoutey Moharane Torah 59

Celui qui s’efforce de toujours approcher les personnes du service de D.ieu doit faire attention à se préserver des klippot (venues par les mauvaises actions de la personne) et du ra (le mauvais hérité à la naissance) de ces personnes qui peuvent l’attaquer. Car cet homme casher, celui qui s’efforce de rapprocher et de créer des âmes, rapprocher quelqu’un c’est comme le créer Bereshit 12,5 : « et toutes les âmes qu’Avram et Saraï avaient faites à Harân»  (s’agissant justement des gens qu’ils avaient fait entrer sous les ailes de la Shekhina, Avraham les hommes Sara les femmes), cet homme casher construit un eikhal hakodesh, un Beth Hamikdash.

 

Kodesh, dont fait allusion Isaïe (4,3) « …et on appellera kadosh quiconque aura été sauvé dans Sion et épargné dans Jérusalem » kadosh est appelé cet homme casher, grâce à l’élève, le disciple, le proche qui ne s’est pas éloigné des enseignements de son rav, qui ne l’a jamais quitté, qui a persisté dans son chemin, parce que justement il a gardé la crainte, la foi, il n’a rien lâché. Kadosh est appelé l’homme casher grâce à celui qui aura tenu malgré les pressions, les influences, les médisances prodiguées sur lui, sur sa Torah, sur sa vie. Kadosh cet homme grâce à celui qui ne s’est pas découragé malgré ses chutes, ses faiblesses, kadosh grâce à celui qui est sorti en paix de ses bilboulim, de ses questions, de ses doutes. Quel que le niveau de la personne sauvée, celui qui l’a sauvée s’appelle kadosh. Et bien que beaucoup entre temps soient tombés par faiblesse ou se soient éloignés (par découragement, par influence, en ayant voulu aller trop vite…), ces quelques-uns qui restent font mériter à l’homme casher le titre de kadosh.

 

Eikhal fait allusion au kavod que reçoit D.ieu lorsque les éloignés se rapprochent de Lui comme il est dit dans le Zohar (parashat Yithro) «Lorsque Yithro est venu, le Nom de D.ieu a été honoré ». Et yétro vient du mot notar qui signifie «resté » et aussi «en plus » car l’éloigné qui se rapproche et tient et reste ajoute quelque chose dans la torah une torah en plus une parasha en plus comme la parashat yétro une méguila en plus comme la méguilat esther les néviim les kétouvim qui n’auraient jamais été écrits sans des éloignements et ne parlent que du vécu de ces éloignés de ces chutés de ces faibles qui  jamais ne se découragent complètement. Car rapprocher un éloigné c’est amener l’éclairage de la Torah dans des endroits où elle n’aurait jamais pu éclairer donc ajouter de la Torah qui se concrétise par une parasha en plus, une méguila en plus… car chaque histoire est une Torah. Grâce aux baalé téshouva, aux convertis on ajoute dans le Shem de D.ieu son Nom grandit car la Torah c’est son Nom là où on la dévoile et lui donne de l’importance on dévoile D.ieu et son Nom devient cher aux yeux des hommes. Les gens parlent de Lui, le racontent, le citent avec admiration, considération et reconnaissance, Il est présent dans leur vie leur cœur, ils croient en sa force. Car on doit faire connaître D.ieu aux nations. (sépher hamidot et LM Première partie Torah 10). C’est ce que nous demande et nous fait prendre conscience David Hamelekh (Psaumes 96,3) « Racontez parmi les peuples Sa gloire, Ses merveilles » rapprochez les éloignés, les peuples, c’est ça Sa gloire ! Et cette gloire, ce kavod que l’on donne et fait à D.ieu par le rapprochement de l’éloigné, c’est un eikhal que l’on construit comme il est dit (Psaumes 29,9) « … dans son eikhal (palais) tous crient kavod », dès qu’il y a kavod pour D.ieu il y a eikhal, palais de D.ieu, construction d’un bayit, d’un beit hamikdash et chacun selon ses efforts pour persévérer dans le nouveau chemin tracé par l’homme casher, dans des nouvelles idées, nouvelles lectures, nouvelles fréquentations, nouveau comportement, est aussi appelé kadosh car lui aussi à son niveau construit un ekhal hakodesh car il est dit « tous crient kavod » ! Le ekhal hakadosh puise aussi du rouah du petit…..

 

 

 

 

 

 Faire un birour c’est donner du kavod à D.ieu

Et comme tout chose qui retourne toujours à sa source, à son shoresh ce eikhal hakodesh retourne dans le cœur de l’homme casher qui l’a créé car c’est par le fait que ses paroles soient sorties du fond du cœur, qu’elles ont pu entrer dans les cœurs des autres. Ce hekhal hakodeche habite et  makif  (entoure) le cœur de l’homme casher  et va puiser dans le souffle de son cœur car là est le souffle comme il est dit « je vous donnerai un nouveau cœur, un nouveau souffle …  » c’est dans ce souffle qu’il se vitalise. Et comme ce eikhal hakodesh est fait d’âmes éloignées jusqu’à maintenant, de nombreuses klippot tournent autour d’elles ce dont fait allusion (Ezechiel 5, 5) « Jerusalem, Je l’ai mise au milieu des goyim » et il est donc très possible que ces klippot vont s’agripper dans les pensées du cœur de cet homme casher et le faire descendre de niveau  h’s.

 

 

Le conseil pour se protéger de ces klippot est d’envoyer de la ferveur, de la chaleur, de l’enthousiasme dans son cœur, un feu avec lequel l’homme casher va pouvoir brûler pour se protéger du ra et également chasser et brûler le ra du eikhal hakodesh c’est à dire des âmes qu’il est en train de rapprocher.

 

 

Même les rapprochés doivent savoir que leur rapprochement tient essentiellement sur leur mishpat qui a pour but de détruire leur ra c’est à dire sur leur itbo. Car lorsque les rapprochés eux aussi pratiquent le mishpat ils réveillent et rajoutent de la force dans le feu du mispat du rapprocheur.  Et alors le feu du mishpat éclate et brûle tout le ra qui entoure leurs âmes et aucun ra ne peut endommager ni eux ni l’homme casher. Car sans réveil personnel de l’élève tout le monde y perd h’s.

 

De plus tous les rapprochés se doivent eux aussi de rapprocher d’autres âmes chacun selon son niveau qu’ils ne soient pas comme du bois sec h’s. Car le signe que la personne s’est rapprochée vraiment c’est lorsqu’elle rapproche elle même d’autres personnes. (au moins sa femme….). Car il existe un arbre qui a des branches et ces branches ont d’autres branches … le tsadik c’est l’arbre lui-même et les âmes rapprochées sont les branches (c’est cela être branché aujourd’hui). Il faut que d’autres branches poussent jusqu’à donner d’autres arbres…

 

 

Cette ferveur, ce feu purificateur provient du mishpat de la personne comme il est dit (Isaïe 66,16) «Oui! L’Eternel, par le feu fera justice» la justice, le mishpat est donc source de feu. Il y a deux sortes de mishpat :

 

-      l’homme doit se juger chaque jour c’est à dire s’isoler avec son Créateur, parler avec Lui en ouvrant son cœur, revoir ses actions et juger son comportement, doit-il continuer sur cette voie… Il faut s’efforcer de pratiquer l’hitbo en début de journée afin d’être mematek, d’adoucir et d’annuler les dinim d’en-Haut. C’est une grande ségoula pour se protéger de la colère tout au cours de la journée, car la colère provient essentiellement du renforcement des dinim h.v. et selon comment la personne va  mériter d’annuler les dinim elle sera protégée de la colère. Et c’est ce à quoi fait allusion Rabbenou lorsqu’il nous enseigne que par le mishpat on brûle le ra de ceux qu’on rapproche, il veut dire leur colère, leur agressivité, leur impatience, leur nervosité, pour ne pas qu’elle nous atteigne, car l’essentiel du ra c’est la colère.

 

-      nourrir ses paroles de mishpat c’est-à-dire savoir comment parler avec qui parler dans un but de rapprochement… c’est s’habituer à parler objectivement, sans intérêt, sans exagération, sans mensonges, à être droit dans l’argent, à éviter le ribouï, l’excitation, l’excès de paroles, à avoir des paroles ni trop din, ni trop bonté… Cette deuxième catégorie de mishpat sert d’une part à objectiver l’itbo et d’autre part à trouver les mots qu’il faut pour rapprocher les personnes.

 

Chaque personne peut réaliser la première catégorie de mishpat mais la deuxième, demande une grande aide divine car savoir parler c’est une grande sagesse et même une fois cette sagesse acquise ne pas s’appuyer uniquement sur elle car il existe des réshayim, du erev rav, auteur de la galout, imperméables à tout mishpat. Aussi, remettre cette deuxième catégorie de mishpat à D.ieu car Lui seul peut guider nos paroles et nous faire connaître les reshayim pour ne pas tenter de les rapprocher. Alors, lorsque le mishpat est bien fait c’est une construction du Beth Hamikdash, c’est un eikhal hakodesh.

 

Le mishpat se trouve dans le cœur, comme il est dit « Aharon portera le mishpat des enfants d’Israël sur son cœur toujours » car il n’y a pas de mishpat de la personne, d’objectivation, de compréhension, de vérité, de progrès, d’éclaircissement, s’il n’y a pas de motivation, si elle n’y met pas son cœur, si elle n’est pas sincère envers elle-même et décidée à changer, au moins qu’elle soit sincère pour devenir sincère, si elle ne ressent pas ses manques et défauts… Alors du cœur sort la lumière du mishpat et la personne réussit à guider.Elle a une dominance suffisante sur les personnes qu’elle rapproche pour être suivie. Se juger et nourrir ses paroles de mishpat brûle tout pas-bon, protège continuellement des dangers de l’extérieur, des mauvaises influences, des taavot, des médisances.

 

Le mishpat qui est source d’une construction du ékhal hakodesh du beit hamikdash c’est comme faire shabbat, car le Zohar dit « observer shabbat, c’est comme un carré dans un cercle ». Le cercle, c’est l’itbo, qui rappelle le trône du juge comme il est dit (Melakhim 1,10) « Six degrés conduisaient à ce trône, que surmontait un dais s’arrondissant par derrière », et le carré c’est nourrir ses paroles de mishpat, savoir comment parler avec ceux qu’on veut rapprocher, avec qui parler … comme il est dit « le ‘hoshen hamishpat sera carré et double». Un carré dans un cercle c’est le schéma que doit réaliser l’homme casher, tout celui qui rapproche.

 

En semaine la Shekhina fait des birourim, elle descend, elle est en bas, mais à shabbat, elle cesse de les faire. En semaine la partie inferieure de la Shekhina se trouve entre les klippot et les klippot puisent d’elle ce qui nous permet en même temps de faire le birour hatov du ra. A shabbat la partie inferieure de la Shekhina remonte, elle ne se trouve donc plus parmi les klippot, il n’y a plus de birour hatov du ra car grâce au fait que les travaux soient interdits, grâce à cette shevita, cet arrêt, ce repos, cette menou’ha les tikounim se font automatiquement, on n’a plus besoin de réveiller le feu du mishpat pour faire les birourim. C’est pourquoi le 3° verset de la parasha parle de l’interdiction de faire du feu, qui fait allusion au feu du mishpat, car on n’a plus besoin du feu du mishpat à shabbat pour repousser les klippot car c’est l’arrêt des klippot, elles sont déjà repoussées depuis vendredi au moment de l’entrée du shabbat. Et dans les temps futurs, lorsque le ra s’annulera complètement, qu’on n’ira plus d’après le mauvais penchant du cœur, on vivra un jour qui sera entièrement shabbat. De même grâce au carré dans le cercle, au mishpat, par lequel s’annule le ra, se réalise une be’hinat du verset « Mes shabbat vous les observerez ».

 

 

C’est ce à quoi fait allusion l’interdiction de transgresser shabbat pour construire le mishkan. Apparemment, une question se pose : comment imaginer que la contruction du mishkan repousse shabbat ? On a un principe : aucune mitsva qui n’est pas liée à un temps fixe ne repousse shabbat. En vérité, la construction du mishkan c’est une be’hina du eikhal hakodesh mentionnée précédemment car la Shekhina résidait dans le Mishkan et les enfants d’Israël se rapprochaient de D.ieu et faisaient teshouva. C’est le eikhal hakodesh pré-cité. Car de même que le mishkan matériel était construit essentiellement pour le eikhal hakodesh qui se tenait devant la kaporet dans laquelle se trouvait le Aron, de même sont construits le mishkan et le eikhal hakodesh spirituels des âmes d’Israël qui se rapprochent de leur Créateur. Il se trouve donc que la construction du mishkan est une be’hina du eikhal hakodesh pré-cité, une be’hina du rapprochement des âmes éloignées qui est très très chère à D.ieu plus que tous les services divin car de là sortent Sa grandeur et Son kavod. C’est pourquoi on aurait pu penser que la construction du Mishkan repousse shabbat par le fait que c’est une be’hina du eikhal hakodesh qui correspond lui-même à la garde du shabbat.

 

 

 

Ce mishpat correspond au principe du bitoul béshishim (60) qui s’applique à un aliment permis qui se mélange à un aliment interdit, l’ensemble étant permis si la quantité de l’aliment permis est au moins égale à 60 fois celle de l’aliment interdit. Shishim représente le cercle, la lettre samekh (valeur numérique 60) est ronde et correspond au trône du kavod qui est le rond (comme expliqué précédemment) qui correspond au ekhal hakodesh. L’aliment interdit, qui est la klippa, s’annule grâce au trône du mishpat, au mishpat qui est le carré, bien qu’on ne voie pas ce carré… on ne voit que des aliments dans une marmite sur un feu, toute la force du samekh vient du carré, du mem, qui est le 40 c’est à dire des paroles bé mishpat (les bonnes paroles) le savoir parler si difficile à acquérir. Le samekh reçoit du mem. De même que le cercle, l’itbo, qui permet d’annuler le ra, tire sa force de ce qui est voilé, du carré, des paroles de mishpat, de même le 60 prend sa force du mishpat. C’est le feu du mishpat qui permet au 60 de brûler le goût interdit.

 

Et c’est à cela que fait allusion le verset (Isaïe 56, 4-5) « Car ainsi s’exprime l’Eternel: « Aux stériles qui observent mes sabbats, qui se complaisent à ce que j’aime, qui s’attachent à mon alliance, à eux, j’accorderai, dans ma maison et dans mes murailles, une main et un nom (yad vashem), qui vaudra mieux que des fils et des filles », yad (la main) vashem (et un nom) car justement grâce à l’observance de mes shabbat, c’est-à-dire au cercle et au carré, à l’itbo et aux paroles de mishpat de l’homme casher, le yad étant le carré, les bonnes paroles comme il est dit (Devarim 32, 41) « quand ma main s’armera du jugement », le shem le cercle l’itbo comme il est dit (Psaumes 23,3) « Il me dirige dans les sentiers circulaires de la justice en faveur de son nom », les élèves deviennent mieux que des enfants. Le yad, c’est la force de faire des élèves convenables, vrais, afin de leur donner un roua’h de sagesse comme il est dit au sujet Yehoshoua bin Noun, archétype de l’élève authentique (Devarim 34,9) « Or, Yéhoshoua, fils de Noun, était plein de l’esprit de sagesse », du fait que Moshé avait appuyé ses mains sur lui. Et le shem, c’est le shem tov, le nom qui fait bonne effet, c’est-à-dire que l’homme casher, le rapprocheur, mérite que toutes les âmes désirent s’inclure et s’enraciner dans son nom, car le shem c’est le nefesh, comme il est dit (Bereshit 2, 19) « …tout nefesh vivant sera son nom », c’est-à-dire ils voudront s’enraciner dans son nefesh, ils revendiquent qu’il les a fait naître une seconde fois, qu’il a façonné leur esprit, qu’il leur a donné des yeux et un cœur, ils veulent s’inclure dans son nom comme il est dit (Isaïe 26, 8-9) « le désir de notre âme va à ton nom et à ton souvenir. De tout mon être, j’aspire à toi durant la nuit, de toute la puissance de l’esprit qui est en moi, je te recherche le matin. » Les élèves il y en aura toujours plus que des enfants et souvent plus fidèles et plus proches que des vrais enfants.

 

 

Mais ce nom qui attire, qui est dans toutes les bonnes bouches, on l’acquiert si avant il y a des murailles comme l’ordre des mots du verset le montre « Aux stériles qui observent mes sabbats, qui se complaisent à ce que j’aime, qui s’attachent à mon alliance, à eux, j’accorderai, dans ma maison et dans mes murailles, une main et un nom». Et en hébreu muraille se dit ‘homa, les mêmes lettres que le mot ‘héma, colère. C’est-à-dire que l’homme casher ne peut faire son nom que s’il se retient à chaque fois qu’il a envie de s’énerver. Car la richesse d’une personne dépend de la maîtrise de sa colère, ses murailles, c’est son calme et sa richesse. L’un et l’autre sont liés intrinsèquement. Mais s’il ne maîtrise pas sa colère, il endommage ses murailles, il passe de ‘homa (muraille) à ‘hema (colère), il perd sa richesse, car la richesse et la colère proviennent toutes deux du côté gauche, de la rigueur, comme il est dit Yeremiyahou 1 « du nord vient le mal » et Yov 37 « du nord vient l’or ». 

 

Car la richesse d’une personne est une muraille pour elle, une protection, une force contre la colère. Mais si la colère domine, elle endommage la muraille de la richesse. Aussi, lorsque le penchant, le yetser motive l’homme à s’énerver, l’entraîne, l’incite, il doit savoir qu’à ce moment précis, on veut lui envoyer d’en Haut une certaine somme d’argent et que le yetser fait tout pour annuler cette bénédiction.

 

L’essentiel du ra c’est la colère. C’est par la colère qu’on peut connaître quelqu’un, s’il est capable de garder son nefesh, son âme sainte au moment de la colère car par la colère l’homme perd sa neshama et une autre vient à sa place et toutes les mitsvot qu’elle a fait avant et tous les tikounim sont annulés, et il faut beaucoup d’efforts pour la retrouver. Les autres fautes sont pogem dans le corps, mais la colère est pogem à l’intérieur même de la personne h.v.

 

L’essentiel c’est de protéger le shem qui est le nefesh, et cela essentiellement en se préservant de la colère, car la colère cause un immense préjudice au nefesh, elle arrache le néfesh de la personne comme il  est dit (Yiov 18) « la personne arrache son néfesh dans sa colère » et le néfesh c’est le nom. La colère lui fait perdre son nom. C’est pourquoi lorsque l’homme se préserve dans la colère, il grandit et préserve sa muraille, celle de la richesse, et par cela il grandit son nom, son nefesh, et toutes les âmes désirent être inclues en lui, car toutes les âmes prennent leur source dans la richesse comme il est dit (Devarim 24,15) « car de cet argent de salaire dépend toute son âme ».

C’est pourquoi celui qui vole à son prochain de l’argent lui vole son néfesh comme il est dit Mishlé (22,23) « Il a volé son néfesh » le volé est endommagé et peut tomber malade jusqu’à disparaître h’s. C’est pourquoi tout le monde veut se rapprocher de quelqu’un qui est riche, car en lui est la source de son âme. Cependant, si l’homme casher n’est pas riche bien qu’il travaille sa colère, ses élèves ont le désir de s’inclure en lui car ils boivent de lui.

 

 

Aussi, celui qui a mérité de faire des élèves h’aramim et a mérité de les voir s’inclure en lui, c’est mieux que tous les enfants qu’il pourrait avoir, car le nombre de fils et les filles qui sortent d’une famille sont restreints, mais eux sont nombreux. Et tous ces élèves reçoivent leur vitalité de lui. C’est comme s’il les avait enfantés. C’est ce à quoi fait allusion le verset Bereshit 12, 2 au sujet d’Avraham: « Je te bénirai, je rendrai ton nom glorieux » Et je te bénirai : Par la richesse (Rashi), car l’essentiel d’un nom grandi, d’un nefesh grandi, c’est par la richesse. Et tout cela se fait grâce aux paroles de mishpat, aux vraies paroles, aux vrais éclaircissements,  car la personne est alors apte à enseigner sa ‘horma à ses élèves à leur expliquer les éclairer leur faire du bien même avec des remarques et remontrances sans jamais rien endommager en eux car c’est cela l’essentiel de toute étude et birour avoir les bonne paroles comme il est dit Pirké Avot (1, 11) : « Avtalion dit: Sages, prenez garde à vos paroles… les disciples qui vous succèdent en boiraient et en mourraient, et le Nom du ciel s’en trouverait profané. »

 

Et grâce au kavod de D.ieu que l’homme casher grandit, le nefesh de celui-ci grandit aussi, car le nefesh est lié au kavod comme il est dit Bereshit (49,6) « Ne t’associe point à leurs desseins, ô mon nefesh! Mon kavod, ne sois pas complice de leur alliance! » et lorsque le nom et le nefesh de l’homme casher grandissent, tout le monde a le désir de s’inclure en lui.

 

Il faut savoir qu’il y a de nombreux reshaïm qu’on n’a pas le droit de rapprocher car à leur contact, celui qui les rapproche descend de niveau, comme on l’a vu avec Moshé lorsqu’il a rapproché le erev rav  comme il est dit (Shemot 32,7) : « Alors l’Éternel dit à Moïse: « Va, descends! car les gens que tu as voulu rapprocher ont perverti ton peuple que tu as tiré du pays d’Égypte ». Rashi : Va, descends : De ta grandeur. Car tout mishpat ne sera pas assez fort pour soumettre le ra de ces reshayim. Et lorsque le mishpat ne fait plus effet, il y a un grand kilkoul (préjudice), kilkoul dans l’énergie spirituelle qui servait à brûler les klipot, kilkoul dans le carré et le cercle dans itbo, dans les paroles de mishpat.

 

C’est ce à quoi fait allusion la Guemarra dans Shabbat (31,1), qui demande : «Pourquoi les yeux des Tarmoudéens sont-ils infectés? » Le Tarmoudéen représente le rasha qu’on ne doit pas rapprocher, qu’on ne doit pas convertir, car tous ceux qui rapprochent les Tarmoudéens, leurs yeux s’infectent, c’est le kilkoul du shabbat, shin, les trois couleurs de l’œil, bath la pupille. C’est le dommage de la muraille, de la maison, du bayit, qui sont les yeux car les yeux symbolisent la ‘horma comme il est dit (Bereshit 3,7) « Leurs yeux à tous deux se dessillèrent » Rashi : Leurs yeux s’ouvrirent : sous le rapport de l’intelligence, et non de la vue elle-même. C’est le dommage du nefesh car le nefesh est lié aux yeux (Kohélet 6,9) « préférable la vue des yeux que le chemin du nefesh ». Et c’est le pgam de la colère car les yeux sont liés à la colère comme il est écrit (Tehilim 6,8) « Ma vue s’éteint de colère ». C’est le dommage dans la richesse car la richesse est liée aux yeux (Kohélet 5, 10) « La fortune augmente-t-elle, ceux qui la dévorent augmentent du même coup. Quel autre avantage y a-t-il pour son possesseur que d’en repaître ses yeux? » et c’est à tout cela que fait allusion la Guemarra lorsqu’on demande à Hillel : «Pourquoi les yeux des Tarmoudéens sont-ils infectés? » c’est-à-dire pourquoi il y a tant de dommages de l’œil, toute cette liste de préjudices, lorsqu’on rapproche des gens qui ne sont pas aptes à être rapprochés comme les Tarmoudéens ? Et Hillel de répondre « car ils habitent dans des endroits sablonneux (‘holot), c’est-à-dire ces reshaïm ont une telle réussite, une telle berakha, une telle force, qu’aucun mishpat n’est suffisant pour soumettre leur mécréance. Et c’est ce à quoi fait allusion le verset (Tehilim 10,5) « Les voies du rasha sont prospères (ya’hilou) en tout temps, tes jugements passent au-dessus de sa tête ».

 

 

 

Tout homme est venu dans ce monde uniquement pour faire des birourim et trier les nitsoutsot saintes des profondeurs des klipot, ces nitsoutsot qui sont tombées à cause de la faute d’Adam Harishone. Ce birour hanitsoutsot, c’est tout ce qui touche aux convertis et aux baalei teshouva. Aussi doit il faire attention à se préserver et à se juger tout le temps pour réveiller le feu du mishpat qui va brûler le ra qui entoure ces nitsoutsot qu’il se doit de trier afin qu’il ne soit pas endommagé h.v. Car selon le préjudice possible pour chacun, qui peut porter sur chaque personne katan comme gadol, à cause du ra accroché aux nitsoutsot car toute personne, aussi petite qu’elle soit dans le peuple fait aussi des birourim selon son niveau, il se doit de faire du mishpat. La personne ne doit jamais être sûre d’elle, car combien de Tsadikim et de kesherim après avoir servi D.ieu longtemps sont tombés dans de grands pêchés. C’est leur enseignement qui a entraîné cela. Car ces personnes sont encore plus en danger du fait qu’elles se consacrent au service divin plus que tout autre, chaque jour elles ont des birourim nouveaux, des enseignements nouveaux. Aussi, leur yetser grandit de jour en jour. Leur yetser, comme leur enseignement, se renouvelle chaque jour, elles doivent donc chaque jour se protéger d’un ra nouveau, le ra des personnes dont elles s’occupent. Aussi, parfois des nitsoutsot qui étaient jusqu’à présent plongées dans les klipot sont réveillées par ces personnes casheres, aussi les attaquent-elles violemment.  C’est pourquoi il faut beaucoup se juger et repenser continuellement ses comportements pour réveiller une ferveur continuellement nouvelle dans le cœur qui va entraîner le feu du mishpat qui à son tour va brûler le ra. Le salaire de celui qui rapproche est immense, dans tous les mondes on parle de lui. Car celui qui rapproche réalise le principe fondamental du judaïsme d’être garants les uns des autres, car chaque Juif a l’obligation de parler de D.ieu avec son prochain chaque jour, comme on le demande dans la prière : « lilmod oulélamed lishmor vélaassot oulkayem … » ce qu’on demande essentiellement c’est de pouvoir enseigner aux autres les chemins, les conseils, les recettes dans le service divin, que l’étude soit dans le but d’observer, de faire et de réaliser. Car l’essentiel ce n’est pas l’étude c’est d’agir.  Chacun doit parler et rapprocher selon son niveau. Il faut surtout que la personne prie pour que D.ieu lui donne la force pour réveiller ce feu de mishpat suffisamment pour brûler le ra et également pour savoir qui rapprocher. C’est ce à quoi fait allusion David Hamelekh lorsqu’il prie  « Moi je les ai aimés, eux ils m’ont haï… ». Moi je les aime d’un vrai amour car je me suis efforcé de toutes les forces pour les rapprocher avec vérité. Mais eux, non seulement on refusé cette tova de mériter l’éternité mais en plus ils se lient contre moi pour rien. « … moi, je ne sais pas quoi faire dans cette situation sinon de prier pour que Tu me montres mon D.ieu comment se comporter ave eux pour être préservés d’eux et que je mérite de rapprocher celui qui le mérite et d’éloigner celui qui mérite d’être éloigné ».

 

CONSEILS ET HALAKHOT

Si une personne s’intéresse à la Torah alors on essaye de la rapprocher.

 

Si une personne est loin de la Torah et que dans une conversation elle nous pose des questions sur la Torah, on lui répond et selon ce qui va suivre on continue ou pas. Si elle ne nous pose aucune question on ne prend pas l’initiative de lui parler de Torah.

 

Lorsqu’une personne épouse un baal téshouva ou une personne convertie, on attend un certain temps pour s’assurer que la personne tient.

 

Si on a essayé de rapprocher un holek au Tsadik et qu’il est resté ‘holek, il n’est jamais rentré dans le eikhal hakodesh, il n’y a donc aucun dommage à craindre, même pendant qu’on parlait avec lui.

 

 

Si on a rapproché quelqu’un qui était bien apparemment mais qui  au bout d’un certain temps a mal tourné quelle qu’en soit la raison, le dommage à craindre pour le rapprocheur est uniquement pendant le rapprochement car une fois qu’il tourne mal, il n’est plus dans le eikhal hakodesh.

 

Faire bien shabbat aide à faire itbo et à trouver les bonnes paroles. De même, participer à diffusion des lois du shabbat ou les étudier. Il est possible même que cela fasse un certain effet d’itbo.

 

Donner des cours d’halakha est moins risqué que des cours sur Rabenou car comme l’a dit Rabénou, le plus petit chez moi est le plus grand chez eux.

 

Diffuser des écrits est moins risqué que des cours. Si les cours ne sont pas envoyés nominativement à des gens, par exemple sur internet, il n’y a aucun risque.

 

Il n’y a aucun risque de faire des birourim à son épouse car c’est la même âme. Cependant, de même que c’est une mitsva de dire des paroles de Torah lorsqu’elles sont entendues, c’est une mitsva de ne pas les dire quand c’est trop tôt, ou mal dit.

 

Le temps et le programme de l’homme casher dépendent de son niveau et de son service divin. Comme tout le monde, il doit réaliser toutes les mitsvot mais particulièrement lui, car il rapproche les gens, il doit en faire encore plus. Il doit surtout faire un bon moment d’itbodedout chaque jour et prier que D.ieu lui envoie les vrais élèves. 

 

Avant de faire un birour avec une personne, de lui parler de Torah, c’est très conseillé de faire un mishpat. De même avant un entretien important ou pour parler aux enfants ou au conjoint.

 

 

 

 

 

Les femmes n’ont pas l’obligation de rapprocher les personnes. Mais si la situation s’y prête elles le font mais si la conversation porte sur tout ce qui touche aux mitsvot des femmes, au comportement ou au Tsadik.

 

Si un élève est en chute mais reste toujours mékoushar à l’homme casher, et garde des languissements pour revenir vers D.ieu, il reste dans le eikhal hakodesh des rapprochés.

 

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