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1 avril, 2010

TEROUMA 5770

Classé dans : — laparashaaujourdhui @ 22:57

 

PARASHAT TEROUMA 5770 – 19 fevrier 2010

 

Shabbat 6 Adar 5770 veille de illoula de Moshé Rabbenou, le constructeur du Mishkan

LIKOUTEY MOHARANE 1ere PARTIE TORAH 41

ENSEIGNEMENTS DU ARI ZAL

Efforce toi de comprendre ce passage du Ari zal car il purifie répare transforme. Le lire plusieurs fois est déjà un grand bienfait pour l’âme.

 

Nos pieds (réglaïm) correspondent aux  séphirot nétsar et hod, car ce sont  les sephirot les plus basses (avec Malkhout) et tout ce qu’il y a dans les séphirot il y a chez l’homme. Les Pieds Netsa’h et Hod, comme les nôtres, ont des talons et talon en hébreu se dit ekev et la valeur numérique de ékev est 2 fois celle d’Elokim, et Elokim c’est les dinim, donc c’est sur les pieds Netsa’h et Hod que les dinim, les hitsonim, ont le plus de prise. Les ‘hitsonim ce sont des forces qui éloignent l’homme de D.ieu, ce sont des forces extérieures à la sainteté elles ont été créées pour préserver le libre arbitre, il faut donc les chasser de nétsa’h et hod pour ne plus qu’elles  aient d’emprise sur l’homme, pour ne plus  qu’elles l’éloignent de D.ieu. Comment les chasser de là bas? De si haut… Comment aller jusqu’à Nétsa’h et hod ?

 

Il faut amener dans les pieds les guévourot du shoresh habina car le guevourot sont la source des dinim. Les séphirot héssed sont à droite les séphirot din sont à gauche. Au dessus d’elles, la séphira hokhma. La première sephira de gauche s’appelle bina car d’elle sortent tous les dinim. Tant qu’ils sont dans bina, ce sont des guevourot, des rigueurs pures, bonnes, saintes. C’est lorsqu’elles descendent qu’elles deviennent de plus en plus din, dures, sévères, car les ‘hitsonim s’en emparent en chemin. Arrivées à Hod et à Netsa’h c’est l’apogée… Pour les chasser de là-bas, il faut amener dans les pieds ces guevourot saintes selon le principe « ein din nimtak éla béshorsho »: on doit ramener le shoresh ha din dans le din afin que ce soit comme si ce din n’était jamais descendu. On le ramène à sa source. Et les ‘hitsonim fuient de là-bas.

 

Et lorsque les ‘hitsonim fuient de là-bas, la personne prend le droit d’aînesse et la bénédiction, car en hébreu le droit d’aînesse se dit habekhora, la bénédiction haberakha, ces deux mots faisant allusion à birkaïm qui signifie genoux, ces trois mots étant composés des mêmes lettres, et le shoresh, la source  de la bekhora, du droit d’aînesse, c’est le vin. C’est ce qu’on appelle « yaïn hamessaméa’h », le vin qui réjouit. Le droit d’aînesse, c’est la prière: la personne reçoit la prière, la concentration, la ferveur et de la prière elle reçoit la vitalité, elle apprend à louer D.ieu, à le remercier, elle apprend à lui faire des demandes. Pour tout elle prie, elle a la foi dans la prière. Dans sa vie elle fait passer le service divin en premier. Elle s’enrichit de roua’h hakodesh. La bénédiction, la berakha, c’est birkat hashekhel, c’est toute berakha qui vient par le sekhel, c’est-à-dire que la personne  veut recevoir les bénédictions dans le but qu’elles lui fassent du bien, avec intelligence, elle veut tout, le matériel, le spirituel, l’argent , l’intelligence, la santé, mais dans le but qu’elles lui permettent de servir D.ieu et qu’elles arrivent au bon moment pour elle. Que la berakha soit une berakha.

 

Et c’est ce qu’il est dit au sujet de Yaakov (qui vient du mot ekev, talon) lorsqu’il a vu que lui-même avait un lien avec les birkaïm, les genoux, et donc avec le din, car deux fois Elokim  + les 10 lettres d’Elokim Elokim on la même valeur numérique que Yaakov. Il devait donc s’adoucir pour recevoir la bénédiction et non la malédiction. Qu’a t’il fait? Bereshit 27, 25: « Yaakov apporta du vin à Yts’hak et il but ». Il a amené le vin, le shoresh des guévourot, là où tout est bonté, source de bénédiction, à Its’hak, qui représente les guévourot. Il amena le bon vin, le vin qui réjouit, source de bénédictions, pour combattre la tristesse, source de malédiction. C’est pourquoi un miracle s’est produit pour permettre à Yaakov d’offrir à son père du vin bien qu’il n’en ait pas reçu de sa mère. Le targoum de Yonathan explique qu’un ange vint apporter du vin succulent conservé dans ses raisins depuis la création du monde. Ce vin provoque la bénédiction et non le contraire, comme c’est souvent le cas du vin ordinaire, du vin qui soûle, qui rend malade h »s. Ce vin stimula Its’hak à la bénédiction. Sans ce bon vin, il n’y aurait pas eu bénédiction.

 

EXTRAIT DU 2° CONTE DE RABBI NA’HMAN « L’EMPEREUR ET LE ROI »

Puis elles aperçoivent comme une île et s’en approchent. Se trouvent là-bas douze voleurs, ils veulent les tuer. Elle demande :

  - Quel est le plus important d’entre vous?

Ils le lui montrent. Elle lui dit :

     - Qu’est ce que vous faites ?

   - Nous sommes des voleurs.

    - Nous aussi nous sommes des voleuses, néanmoins, alors que vous êtes des voleurs grâce à votre force, nous sommes des voleuses grâce à la sagesse, car nous connaissons les langues et nous sommes musiciennes. Aussi, quel intérêt de nous tuer ? Prenez nous plutôt pour femmes et vous aurez aussi notre  richesse.

Et elle leur montre ce qu’elle a à bord du navire, et ils écoutent ses paroles. Ils leur montrent également leurs richesses.Ils les amènent dans tous leurs endroits et acceptent de ne pas les épouser en même temps mais seulement l’une après l’autre ; tous les voleurs n’épouseront pas les princesses en même temps mais les mariages se succèderont l’un après l’autre. De même, chacun choisira une princesse qui lui convienne, selon son rang. Puis elle leur dit :

  - Je vais vous honorer par du bon vin, un vin extraordinaire, que j’ai à bord. Je ne touche pas à ce vin, il est caché chez moi, jusqu’au jour où le Saint Béni Soit-Il m’enverra l’homme qui me sera assorti.

Elle leur verse du vin dans douze gobelets :

     - Que chacun boive à la santé de chacun de vous tous !

Ils boivent, s’enivrent et s’écroulent. Elle dit à ses camarades :

    - Que chacune égorge son mari.

Elles vont et les égorgent tous.

Elles trouvent là-bas une richesse d’une immense importance, qu’on ne trouverait chez aucun roi. Elles se mettent d’accord pour ne prendre ni le cuivre, ni l’argent, seulement l’or et les pierres précieuses. Elle jettent par dessus bord toutes les choses qui n’ont pas grande valeur et chargent le navire avec des objets précieux, l’or et les pierres précieuses qu’elles ont trouvés sur l’île.

 

ENSEIGNEMENTS DE RABBI NA’HMAN

Donc avec le vin qui réjouit on amène les guévourot d’en Haut, de bina, là où tout est encore pur, saint et bon, dans les pieds, là où elles sont arrivées en dinim, et on annule les dinim. C’est tout le principe de la danse. Lorsqu’une personne boit un peu de vin, du bon vin, du vin  haméssaméa’h pour s’aider à être joyeux, dédramatiser ce qu’elle vit, recevoir des forces, parvenir à être joyeux d’être Juif, avec D.ieu, avec le tsadik, joyeux à Yom tov….jusqu’à en venir à danser, par ce vin-là elle amène le vin qui est la source des guévourot d’en haut, soresh habina jusque dans ses pieds et chasse les ‘hitsonim de là bas. La ferveur de la danse, la chaleur de la danse, c’est comme un feu qui brûle les klipot et chasse les dinim, un sacrifice qui est mématek, un  korban qui pardonne, transforme, équilibre, donne la foi, le daat, un « ishé rea’h ni’hoa’h lashem », un parfum provenant d’un sacrifice par le feu (ishé = esh) agréable à D.ieu, car « J’ai parlé et Ma volonté a été faite » (Rashi, Vayikra, 1, 9), D.ieu veut qu’on danse. La danse ce n’est pas un plus, un conseil, c’est un korbane, c’est une kappara, c’est une avoda, c’est pour arriver à une joie fervente, une joie réparatrice, une joie sainte. La danse chasse les ‘hitsonim, toutes ces forces négatives qui ont une prise sur le pieds Néta’h et Hod, la danse entraînée par la joie dûe au vin, au vin hamésaméa’h, qui fait allusion aux guévourot qui se tiennent en Haut dans bina, les guévurot mémoutakim, par cela la personne adoucit ses dinim.

Mais la mauvaise joie, la mauvaise chaleur, la mauvaise danse entraînée par le yétser, le pas bon, l’impureté, la mauvaise danse entraînée par le mauvais vin, le vin qui saoul, c’est la faute de Nadav et Aviou qui ont apporté  » esh zara » un feu étranger c’est à dire une joie du yétser, une chaleur du yétser, une ferveur du yétser…

C’est également le principe du pidion néfesh. Quand une personne a des dinim, des épreuves, des souffrances, elle peut racheter son néfesh : elle donne de l’argent dans les mains du tsadik et cela elle sort de ses dinim. quel rapport avec l’enseignement du Ari zal. Le mamon, l’argent s’appelle amoudim, comme il est dit (Devarim 11,6) « èt kol hayékoum asher béragléèm » (et tous les biens qui étaient à leurs pieds) : c’est l’argent de l’homme qui le fait tenir sur ses pieds (Rashi). Aussi, l’argent de la personne s’appelle amoudim, les piliers. Lorsque le tsadik fait le pidion et  qu’il met ses mains jointes sur l’argent du pidion, il doit penser aux trois mains citées dans la Torah : yad aguédola héssed, yad ha’hazaka guévoura, yad harama tiféret, car chaque main a une action, et lorsque les deux mains rassemblent c’est une seule péoula, une seule action, nouvelle, c’est tiféret, qui réunit les deux, ce qui fait 3 mains, et trois fois yad=42 et 42 c’est le Shem qui dirige la sephira bina qui s’appelle le Shem  meme (40) bet (2), et ce Shem est composé de 7 Noms, (auxquels fait allusion « ana békoah ») et chaque Nom a 6 lettres, il doit penser à amener tous ces vavim (vav=6), c’est-à-dire tous ces 7 Noms qui sont composés chacun de 6 lettres, il doit les amener dans l’argent qui s’appelle amoudim pour faire  » vavé amoudim » dont fait allusion le verset (Shemot 27,10) « Le parvis aura vingt piliers dont les socles, au nombre de vingt, seront de cuivre; les crochets des piliers (wawé amoudim) et leurs tringles d’argent. »  On entourait le bord supérieur de la tenture au moyen de cordes, face à chaque pilier, et on accrochait le piquet par son anneau sur des crochets en forme de waw placés sur les piliers.Les crochets des piliers, ce sont les crochets en forme de waw (Rashi). Dès qu’on met les mains sur l’argent, on doit penser qu’on construit le Mishkan. Avec un pidion, on fait les wawé amoudim, on construit le Mishkan, on attire la Présence divine sur soi et le pardon. Et ces amoudim, ces pieds, ces akavim, c’est le din car deux fois Elokim c’est la valeur numérique de ekev, c’est pourquoi les ‘hitsonim attaquent les pieds. Et pour adoucir les dinim, il faut remonter d’où ils ont démarré et à partir d’où ils ont démarré, ramener le din d’où il vient c’est cela mématek le din à sa source, et la source des dinim c’est dans bina (Mishlé 8,14) « ani bina li guévoura » ( je suis l’intelligence, et la rigueur est mon attribut.), et le Shem qui dirige Bina c’est meme bet, donc par le pidion on amène le Shem mem bet par les 3 mains (3x 14) dans les amoudim, l’argent et les dinim sont adoucis à leur source.  Les mains c’est le shem Mem Bet qu’on fait descendre en bas dans l’argent où se trouvent les dinim. Par cela on crèe un lien entre les vavei et les amoudim on ramène l’argent à hessed l’or c’est la guévoura le cuivre c’est tiféret. C’est pourquoi le dernier mot du verset Shemot 27, 10 se termine par le mot kessef argent car par le pidion l’argent redevient ‘hessed, bonté.

Tout cela a un lien avec ce qu’il est dit dans le Talmud Yoma 71: « celui qui aujourd’hui veut faire des libations de vin sur le Mizbéa’h doit remplir les gorges des talmidei ‘hakhamim ». Le vin c’est bina, c’est le shoresh du droit d’aînesse, c’est le vin qui réjouit, le Mizbéa’h c’est les dinim, les talmidei ‘hakhamim c’est Netsa’h vé Hod car ce sont eux les conseils. Et c’est comme ça qu’il faut comprendre le passage du Talmud: celui qui veut  régner dans sa vie, contrôler sa vie, adoucir les dinim depuis leur source qu’est le vin messaméa’h, quel conseil lui donner? Remplir leur gorge ou bien danser ou faire un pidion. C’est pourquoi il est dit « les Talmidei ‘hakhamim multiplient le shalom dans le monde, car grâce à eux, par eux le Shem Mem Bet arrive jusqu’à nous, ce Shem d’où jaillissent 370 lumières, plus 8 autres lumières blanches, guématria de shalom (378), des lumières qui éclairent, qui adoucissent, qui purifient. Les pieds c’est les Talmidei ‘hakhamim, comme il est dit (Shir Hashirim 5,15) «  Ses jambes sont des colonnes de marbre » ( shokav amoudei shesh), les pieds c’est le Mizbéa’h comme il est dit (Psaumes 4 ) « ziv’hou ziv’hei tsédek » donc le zeva’h, le sacrifice, s’appelle tsedek, et il est dit (Psaume 85) « tsedek léfanav yéalekh », que le tsédek devant lui marche, c’est donc les pieds. Donc le mizbéa’h c’est le pieds. C’est pourquoi il est dit (Psaumes 20) « D.ieu remplira les manques de ton coeur » quand? lorsque ton conseil se remplira, sera plein par le remplissage des gorges des talmidei ‘hakhamim, car les talmidei ‘hakhamim s’appellent etsot, conseils, comme il est dit « les gens profitent de son conseil et de sa finesse d’esprit, de son discernement et de sa puissance, comme il est dit (Mishlé 8,14) « c’est moi le conseil, c’est moi la finesse, le discernement et la puissance m’appartiennent » et comme il est dit (Psaumes 33,11) « les conseils divins tiendront (taamod) toujours », ce sont eux les piliers du monde, aussi est-il dit (Yeshaïa 14 27) « quand Hashem- Tsévakot a décrété, qui peut faire obstacle? » Hashem c’est Netsa’h, Tsevakot c’est hod. Quand eux décident, qui peut faire obstacle?

 

LM Torah YOUD paragr HE

Le conseil principal pour annuler l’orgueil qui est de l’idolâtrie, c’est de se rapprocher des Tsadikim, comme il est dit (Mishlé 16), « c’est un dégoût pour D.ieu celui qui a le coeur hautain », et comme il est dit dans le Talmud sotta 4verso « rav ‘Hizda a dit que certains disent que c’est Mar Houkba qui a dit : sur tout orgueilleux D.ieu dit « Lui et moi on ne peut pas habiter dans le monde ». Les fdm savent que la réparation de l’homme se fait par son rapprochement au Tsadik vivant. Aussi, c’est uniquement de son vivant qu’il y a sur lui la makhloket… Les fdm disent à l’homme « qu’est ce qui te pousse à te rapprocher d’un Tsadik pareil, c’est un homme comme toi, rien de plus? En l’éloignant de lui, elles éloignent l’homme de la seule réparation qui lui est possible. C’est pourquoi le satan crée des controverses, des querelles, des disputes, des questions et des doutes sur tous les Tsadikim de chaque génération, de leur vivant. Il ne supporte pas quand on se rapproche d’eux. Mais celui qui parvient à s’annuler au Tsadik vivant, à surmonter, à dépasser et à faire fi de toutes les mauvaises pensées et résistances qu’il peut avoir lui-même, et quand même et quand même il reçoit ses conseils et il l’écoute, c’est comme ça et uniquement comme ça qu’il peut briser son orgueil, car s’annuler au Tsadik qui n’est déjà plus de ce monde ne gène en rien dans l’orgueil.

Dans le Zohar, il est dit (tikkoun 21) « bitroua, déhiou rou’ha, yitavir el a’her » : la teroua (son qui sort du shoffar à Rosh Hashana) brise le roua’h (souffle) d’hérésie (qui s’appelle « el a’her »:  le dieu étranger), un roua’h d’hérésie qui inclut tout roua’h orgueil chez la personne, et l’orgueil c’est de l’hérésie, c’est el a’her car il entraîne l’homme à se séparer de D.ieu.

Et le Tsadik, c’est lui le roua’h, comme il est dit (Bamidbar 27) « Hashem dit à Moshé : prends Yeshoua ben Noun l’homme qui a le roua’h en lui ». Car grâce par lui sera soumis le roua’h hautain qui est l’orgueil, qui est el a’her, par lui on passera de a’her à e’had, car c’est lui le toit du dalet, c’est le Zohar qui le dit (tikkoun 21), cette barre qui transforme le resh en dalet c’est le Tsadik, avec lui, on passe de el a’her au mot e’had : « Shema Yisraël, Hashem Elokenou, Hashem e’had ». Et on comprend pourquoi ce roua’h est appelé teroua. le mot teroua veut dire brisé car ce roua’h brise le roua’h hautain, le el a’her, l’hérésie.

Le Tsadik et la danse sont liés. Par le fait que l’homme s’annule au Tsadik, le roua’h du Tsadik entre dans son coeur, un roua’h de modestie, d’humilité, d’annulation, de simplicité, un roua’h qui annule l’orgueil, et par cela il en arrive à danser et à frapper des mains, ce qui annule les dinim.

Les danses et le frappement des mains proviennent du roua’h qu’on a dans le coeur. Selon la joie que l’homme a dans son coeur, il danse et frappe des mains. C’est le Zohar qui le dit (Tikkoun 21): « véaï rou’ha nashiv béshit pirkine didrohan ouvéshit pirkine déshoukine », ce roua’h (de joie) souffle dans les 6 articulations du bras et dans les 6 articulation du pied. C’est ça le frappement des mains et c’est ça la danse.  Ce roua’h fait déclencher l’action des mains et des pieds, ce à quoi fait allusion le verset  qui relate l’état de Yaakov après le rêve sur l’échelle (Bereshit 28) « vayissa Yaakov raglav » (Yaakov porta ses jambes), nos Sages expliquent Yaakov était tellement joyeux que son coeur porta ses jambes. On voit donc que la joie du coeur lève les jambes. Et c’est cela la danse, c’est-à-dire grâce au roua’h qu’on a dans le coeur, on en arrive à danser, c’est-à-dire grâce au Tsadik qui est ce roua’h, on en arrive à annuler l’orgueil qui a prise sur le pied, comme nous l’a dévoilé David Hamelekh (Psaume 36) « al tévoéni réguel gaava » ( ne m’amène pas l’orgueil dans le pied). D’après le remez, on voit donc que par la joie qui est dans le coeur on annule l’orgueil, c’est-à-dire lorsque le coeur est joyeux, on annule par la danse l’orgueil qui prend prise dans les pieds. Et lorsqu’on lève les pieds grâce à la danse et que s’annule l’orgueil qui est de l’idolâtrie, les dinim sont adoucis, car tant qu’il y a de l’idolâtrie, il y a de la colère en haut, et lorsque l’idolâtrie est chassée, la colère aussi d’en haut est chassée,  c’est les bontés qui descendent et de « reguel gaava », on passe à « raglé ‘hassidav » (Shmouel I, 2) , des pied orgueilleux aux pieds des amoureux de D.ieu, on agit plus pour se monter et dominer mais de plus en plus pour D.ieu.

De même que la lumière qui se dégage de l’esprit dévoile essentiellement la divinité sur terre, de même l’orgueil dévoile l’essentiel de l’impureté, la révèle, la prouve, la manifeste, la véhicule, l’amène sur terre. Quand la personne parle orgueil, c’est le souffle du satan qui l’a fait parler. Pendant quelques instants elle lui emprunte son souffle. Un souffle qui une fois parti laisse des traces. La personne a moins de patience, de bonté, plus de nervosité, d’étroitesse d’esprit, de fantasmes, et à l’avenir elle sera plus tentée  à répéter des paroles d’orgueil. C’est  l’empreinte de l’emprunt. Et de nouveau un mauvais souffle qui durera plus longtemps et entraînera encore moins de patience chez la personne, de bonté et ainsi de suite…

 De même que la lumière  de l’esprit dévoile la divinité sur terre, de même l’orgueil dévoile l’existence de l’impureté, des f.d.m du satan. L’orgueil  révèle l’impureté, la prouve, la manifeste, la véhicule et l’amène sur terre. Quand une personne parle avec orgueil, elle parle avec le souffle du satan. Pendant quelques instants elle se relie à lui et lui emprunte son souffle. Un souffle qui même une fois parti laisse des traces. La personne a désormais moins de patience, de bonté et plus de nervosité, d’étroitesse d’esprit, de fantasmes, et à l’avenir elle sera plus tentée  à répéter d’autres paroles d’orgueil. C’est  l’empreinte de l’emprunt. Le mauvais souffle  durera cette fois ci plus longtemps ou sera plus fort entraînant encore moins de patience,de bonté et ainsi de suite… Le jugement de la personne sera de plus en plus faussé, plus d’objectivité, de remise en question, plus de prise de conscience de soi-même.

L’orgueil ce n’est pas que « je suis fort, grand, beau, je connais….. » c’est aussi certaines remarques, certains critiques, parfois c’est de la curiosité, le besoin de briller, d’étonner, de scandaliser, de faire des histoires, de jouer le modeste, l’humble, parfois c’est en parlant trop et parfois en se taisant, la jalousie, le mensonge, l’inconstance, le faux, l’hypocrisie, les désirs, les regards interdits, la perversité, la vengeance, la rancune, l’étude, la culture, tout cela est de l’idolâtrie car par l’orgueil l’homme se fait une entité  un malkhout à lui en dehors de D.ieu car il est dit « tout celui qui a le coeur hautain est une toéva pour D.ieu », et toéva veut dire aussi idolâtrie comme il est dit « n’amène pas une toéva chez toi ».

Mais il existe un rouah de sainteté qui a la force de chasser el a’her, l’autre dieu, l’autre souffle, l’orgeuil. Car l’orgueilleux se sépare de D.ieu mais en parallèle il y a le tsadik qui lui est appelé é’had, celui qui s’unit à D.ieu, se fond en Lui pour devenir un avec Lui, c’est pourquoi il s’appelle « l’homme qui a le rouah ». Il passe sont temps à faire entrer ce rouah dans le coeur des gens pour leur annuler l’orgueil. C’est pourquoi il a la force de changer chez l’homme son rouah d’orgueil en rouah de sainteté, de le faire passer d’a'her à é’had. C’est la barre de lettre dalet et qui la différencie du reish. Sans cette barre il n’y pas de dalet, c’est elle le dalet. Et dalet c’est quatre, cette barre fait allusion au roua’h d’en Haut duquel proviennent et dépendant les quatre rou’hot sources de toute vitalité et vie sur terre. Ce rouah supérieur, céleste, c’est le rouah du tsadik.

Le roua’h ‘haïm dans le monde se divise en quatre correspondant aux quatre éléments fondamentaux : le feu, l’air, l’eau, la terre. C’est à dire qu’il existe le roua’h ‘haïm qui amène le feu la chaleur l’excitation….le rouah ‘haïm qui amène  la terre source de tout poids, de toute lourdeur, paresse… de même pour les autres rou’hot. Ce sont également les quatre rou’hot les quatre points cardinaux dans ce monde. Mais ces quatre rou’hot n’ont point de vitalité en eux même ils l’a puisent du roua’h élion, supérieur, céleste qui souffle en eux et leur donne souffle vie et vitalité. Et ce rouah qui provient de la séphira bina souffle et réside dans le coeur car il est dit dans pata’h Eliyahou « bina c’est le coeur et par elle le coeur comprend ». Mais de l’autre côté, pour préserver le libre arbitre, D.ieu a créé le rouah hautain, le rouah d’orgueil. C’est dans ce domaine de rouah que dépend tout l’homme, sa beauté ou sa laideur, ce qu’il est et ce qu’il doit devenir, son existence, son être, sa réparation.Lorsqu’il est lié, relié, attaché au roua’h élyion il purifie ses quatre éléments fondamentaux, tout ce dont il est fait et vit en lui, et leur donne vitalité, éveil, stimulation et motivation pour servir D.ieu. Grâce à cela il pourra parvenir à changer des mauvais traits de son caractère aux bonnes midot, à changer …  à recevoir sur lui la royauté de D.ieu, ses commandements et ses volontés. Il va pouvoir se relier à D.ieu et vivre son quotidien avec Lui. Mais à l’inverse, celui qui se rattache au roua’h gaava, roua’h d’orgueil, endommage ses quatre éléments fondamentaux, et par cela devient prisonnier des taavot et particulièrement de l’orgueil, el a’her. A la moindre parole d’orgueil, c’est de la foi qu’on perd. On comprend pourquoi les orgueilleux ont beau se mortifier, faire des jeunes, des abstinences de toutes sortes, des jeunes de la parole, se modérer dans tout, ils resteront des orgueilleux et ne pourront jamais se purifier ni dans le corps ni dans la tête tant qu’ils restent attachés au mauvais roua’h qui endommage continuellement leurs quatre éléments fondamentaux source de toute existence et de tout chez l’homme. Le seul conseil, la solution à prendre, la chose à faire avant tout : se rattacher au tsadik vivant, se rapprocher de lui sincèrement dans le seul but de chasser son orgueil, d’éliminer de soi toute réaction négative vis à vis de lui, mais au contraire de se casser, se briser et d’avoir  totale confiance en lui, de croire en lui, d’être fidèle à lui, de le défendre, de l’aimer plus que tous car l’amour passe par lui, on aime vraiment que si on l’aime, et plus on l’aimera mieux on saura aimer nos parents, notre épouse, nos enfants, notre famille, nos amis …. soi même.   Alors un souffle nouveau, frais, éclairant va pénétrer notre coeur et nous révéler de nouvelles compréhensions de soi et des choses.

Mais ce rouah élyion ne peut être activé et agir que par la danse et le battement des mains. L’homme a reçu dans son coeur le rouah du tsadik en se rapprochant  de lui mais ce rouah mais il faut qu’il le réveille pour qu’il active les quatre rouhot, ses quatre éléments,  son néfesh entier, qu’il se concrétise et se réalise en qualités et bons comportements, et grâce à cela pouvoir se libérer de son orgueil. Car l’homme ne ressent pas encore en lui un éveil un changement réel dans son comportement dans ses actes et gestes. Ce n’est que par la danse et battements des mains que le rouah du tsadik caché dans le coeur va se réveiller et s’étendre sur les mains et pieds, membres essentiels du comportement, les éveiller, les porter.

Bereshit (29, 1) « Yaakov se mit en chemin », littéralement : « souleva ses pieds »: Lorsqu’il a reçu la bonne nouvelle qui lui annonçait la protection divine, son cœur a comme soulevé ses pieds et il lui a été facile de marcher. C’est ce que l’on explique dans Beréchith raba (70, 8) (Rashi), c’est à dire le rouah qui est dans le coeur s’étend dans les pieds et les soulève pour danser. L’orgueil attaque les pieds car c’est avec les pieds essentiellement que l’on peut vaquer à nos occupations. Et les f.d.m veulent que l’homme dans ses occupations n’ait comme unique intention de prendre de l’importance à ses yeux et aux yeux des autres, pour être plus dominateur, autoritaire, vaniteux….mais par la danse le rouah qui est dans le coeur s’étend dans les pieds et chasse le mauvais rouah. La personne agira de plus en plus pour servir D.ieu et non pour tirer de l’orgueil.

Et par le battement des mains la personne reçoit du daat, c’est à dire de l’amour et de la crainte, des vrais jugements, une objectivité pure, comme il est dit « kol dodi dofek « la voix de mon amoureux frappe » c’est le rouah du tsadik qui frappe dans mon coeur, quand je frappe des mains il se répand et souffle sur eux c’est pourquoi il est dit ensuite « sa main il l’a retire de la lucarne » mes mains sont éclairées, elles  peuvent recevoir le daat,  le birour haémouna, et toute pensée hérétique et manque de foi disparaissent car l’idolâtrie qui a prise sur les pieds est annulée. C’est la réparation, la guérison,la purification des mains qui fait le tikoun des pieds. Tout commence avec les mains.

 

CONSEILS ET SEGOULOT D’AMTAKAT HADINIM 

- Lorsqu’on pense à unir le Nom d’Elokim avec le Nom d’Avaya qui est son shoresh et le shoresh de tous les Shemot, par exemple le jour de kippour lorsqu’on acclame « Hashem hou HaElokim ».

- Lorsqu’on voit dans le teva la hashga’ha

- Lorsqu’on boit du vin pour se réjouir dans la sainteté et qu’on en arrive à danser.

- Lorsqu’on fait pidion nefesh

- Lorsqu’on montre de la ferveur pour une mitsva

- Lorsqu’on ne mange pas et ne boit pas avant la prière

- Lorsqu’on fait des taanit shaot

- Lorsqu’on frappe des mains pendant la prière

- En s’annulant aux conseils du talmid ‘hakham

- En remplissant la bouche du Talmid ‘hakham de bon vin

- Lire le Psaume 39 et 77

- Lire Tikkoun ‘hatsot

- L’ouverture du sepher Torah

HALAKHOT PIDION

- IL est préférable que le pidionneur ait l’argent dans les mains, mais s’il ne l’a pas, il peut le dire et lever l’argent plus tard.

- Un pidionneur peut dire le pidion et l’autre personne, qui l’a mandaté, lève l’argent à sa place, au moment même du pidion ou plus tard, car lever l’argent avant la lecture du pidion ne gène pas.

- C’est pas obligé de lever largent on le met dans les mains, dans les 2 paumes c’est suffisant ou on pose les mains jointes dessus

- On peut avoir une bourse d’argent de 100 eur, on pose les mains dessus, et avant de faire le pidion dessus, dire « Je fais le pidion sur les 20 ou 30 euros qui sont dans ces 100 Euros. » et après le pidion, prendre 20 ou 30 euros d’ailleurs pour les remettre à Rabbenou afin de garder toujours la même bourse.

- On peut faire un pidion avec un chèque

- Lorsqu’on n’a pas d’argent sur soi, on peut faire le pidyon avec l’intention qu’on va lever l’argent plus tard

- Si on est en France peut on faire un pidyon avec des chekalim ou des dollars

- Quand on fait faire un pidion par quelqu’un, l’argent du pidion lui appartient mais il est préférable qu’il en  réserve la majorité à Rabbenou et le reste pour l’achat de sa nourriture personnelle.

- On peut faire un pidion pour soi-même à condition que tout l’argent soit remis à Rabbenou

- Lorsqu’un mari fait un pidion pour sa femme : il est préférable qu’il lui donne l’argent avec l’intention que lui (le mari) n’a pas une force juridique dans cet argent. ensuite elle le lui remet et il fait le pidion avec l’argent qui est maintenant celui de sa femme.

 

TEXTE A DIRE POUR FAIRE UN PIDIONE
Que ce soit Ta volonté que tous les jugements et les rigueurs sévères soient adoucies chez (prénom de la personne… fils ou fille de … prénom de la mère) par le Pélé Élyone qui est grandes Bontés et Miséricordes totales et simples dans lesquelles il ne se trouve pas le moindre mélange de rigueur. Amen.

PRIERE AVANT DE PRENDRE UN MÉDICAMENT

Yehi ratsone que ce médicament me soit une guérison, je suis maamine que c’est Toi qui guérit et non le médicament car Tu es un Guérisseur de bonté

 

PSAUME DE GUERISION

 

PSAUME 41

1) Lamenatsea’h mizmor de David

2) Heureux celui qui pense au malade

Et lui rend visite

Au jour du Jugement Ado-naï le sauvera

3) Et dans ce monde-ci Ado-naï le protègera

Le fera vivre

Il se sentira bien sur terre

Tu ne le livreras pas à la furie de ses ennemis

4) Même malade

Ado-naï le soutiendra

Au plus fort de sa maladie

Quand il n’y a plus sérénité ni repos

Tu le soutiens encore

5) Et moi qui vient me voir avec de bonnes intentions

Quand dans la douleur je crie

Ado-naï aie pitié de moi

Guéris mon âme j’ai fauté

6) Mes ennemis parlent sur moi

Mais quand il va mourir

Qu’on n’entende plus parler de lui

7) Et si quelqu’un vient me voir

Il parle faux

Devant moi il cherche déjà

Quel mal dire sur moi en sortant

Ce qu’il fait d’ailleurs

8) Ensemble mes ennemis sur moi murmurent

Ils pensent de mauvaises choses

9) Ça, c’est tout le mal qu’il a fait

Il est couché, il ne se relèvera plus

10) Même celui en qui j’avais confiance

Il mangeait de mon pain

M’a tendu un piège

11) Aussi Ado-naï, aie pitié

Rétablis-moi

Que je leur fasse pareil

12) Je saurai que Tu es avec moi

Quand je n’entendrai plus leurs cris de joie

13) Quand tu me soutiendras

Parce que je suis innocent

Et que Tu me laisseras vivant devant Toi

Toujours

14) Alors je me relèverai

Et dans ces mots je te bénirai

Loué soit Ado-naï

Le D.ieu d’Israël aujourd’hui

Loué soit Ado-naï

Le D.ieu de l’humanité dans le monde à venir

Amen vé Amen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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