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11 avril, 2010

SHEMINI 5770

Classé dans : — laparashaaujourdhui @ 11:59

Vayikra (11,3 à 7) : 1 L’Éternel parla à Moïse et à Aaron, en leur disant: 2 « Parlez ainsi aux enfants d’Israël: voici les animaux que vous pouvez manger, entre tous les quadrupèdes qui vivent sur la terre: 3 tout ce qui a le pied corné et divisé en deux ongles, parmi les animaux ruminants, vous pouvez le manger. 4 Quant aux suivants, qui ruminent ou qui ont le pied corné, vous n’en mangerez point: le chameau, parce qu’il rumine mais n’a point le pied corné: il sera immonde pour vous; 5 la gerboise, parce qu’elle rumine, mais n’a point le pied corné: elle sera immonde pour vous; 6 le lièvre, parce qu’il rumine, mais n’a point le pied corné: il sera immonde pour vous; 7 le porc, qui a bien le pied corné, qui a même le sabot bifurqué, mais qui ne rumine point: il sera immonde pour vous.

Rashi

Parlez aux fils d’Israël : Il les a tous mis sur le même plan pour transmettre cette parole, parce qu’ils étaient tous demeurés silencieux et avaient accepté avec amour la décision divine.

Celle-ci est la bête : – ‘haya (litt. : vivante) Du mot ‘hayim (« vivant »). C’est parce qu’Israël est attaché à l’Omniprésent et qu’il mérite de rester « en vie » qu’Il l’a séparé de l’impureté et lui a imposé des mitswoth. Mais Il n’a rien interdit aux nations du monde. Cela ressemble à un médecin venu examiner un malade. [Il permet à l’incurable de manger, tandis qu’à celui qui pourra guérir, il spécifie ce qui lui est permis et ce qui lui est interdit], comme expliqué dans le Midrach de Rabi Tan‘houma.

Cela nous apprend que Mochè a empoigné les animaux et les a montrés à Israël : « “Celle-ci” vous le mangerez ! “Celle-là” vous ne le mangerez pas ! » – Il a pris même de chaque espèce des animaux aquatiques et la leur a montrée : « Celle-ci vous la mangerez » (verset 9), tout comme les oiseaux : « Et “ceux-ci” vous exécrerez parmi les volatiles » (verset 13), tout comme les cheratsim : « Et “celui-ci” [est] pour vous [ce qui vous est] l’impur » (verset 29) (Torath kohanim).

Fendu : Comme le rend le Targoum Onqelos : « fourchu ».

Le sabot : En français : « plante ».

Et la sole complètement divisée : Divisée d’en haut et d’en bas par deux sabots, comme le rend le Targoum Onqelos : « le sabot divisé ». Car certains animaux ont la sole fourchue en haut, sans qu’elle soit divisée et séparée entièrement, étant unie par le bas.

Faisant remonter le bol alimentaire : Il fait remonter et renvoie les aliments depuis l’estomac en les faisant revenir dans sa bouche pour les écraser et les mastiquer finement.

Le bol alimentaire (guéra) : Le mot guéra désigne les aliments, et il provient de la même racine que : « l’eau versée (hanigarim) » (II Chemouel 14, 14), car l’aliment est « déversé » dans la bouche. Le Targoum Onqelos le rend par : « dissous », car les aliments fondent et s’amollissent par le déversement.

Lui vous le mangerez : Mais non une behéma impure. Celle-ci n’a-t-elle pas été déjà interdite ! Il s’agit ici d’instituer un commandement actif en plus de l’interdiction (Torath kohanim).

Les animaux domestiques purs et les animaux sauvages purs est un mélange de tov et de ra (noga) si l’animal n’est pas malade et que la she’hita s’est faite correctement, l’animal se transforme en tov, s’il est malade ou si la sheh’ita ne s’est pas faite correctement, l’animal devient du ra. Tandis que les animaux impurs à leur source sont entièrement du ra (les trois klippot impures qui entourent la noga), et tout celui qui en consomme d’une manière ou d’une autre se vide de sa sainteté et prend progressivement toutes les taavot et le manque de sékhel de l’animal jusqu’à en venir à prendre son odeur comme on le remarque chez beaucoup de gens. Il n’est protégé d’aucune impureté d’aucune faute d’aucune chute d’aucune erreur. Son esprit s’est bouché et ses actions  s’enlaidissent. Aussi, combien le Juif doit faire attention à ce qu’il mange surtout si sans le savoir il mange ou boit régulièrement du non casher. Mais pourquoi le fait que l’animal soit un ruminant et ait les sabots fendus nous protègent de tout son animalisme ?

Tout dans ce monde contient des nitsoutsot (parcelles) de sainteté qui sont des niveaux spirituels d’êtres Juifs, tombés de par leur mauvais comportement dans leur vie et passés du règne médaber (du parlant) au règne ‘haï (animal) ou même encore au règne tsoméa’h (végétal). Et ce n’est que lorsque l’animal (le ‘haï ) mange le végétal (le tsoméa’h), que le néfesh du Juif parvient à remonter au niveau d’au-dessus, du tsoméa’h au ‘haï.

Cependant, étant donné que le but est évidemment de revenir au niveau premier, au niveau initial, au médaber, au parlant qui marque la fin de son cauchemar, sa réparation, lorsque un animal pur mange du végétal, l’animal pur étant un mélange de tov et de ra (noga), l’être juif spirituel tombé dans ce végétal, n’est pas complètement prisonnier et aliéné, il a encore de la mémoire et se souvient de ses origines, qu’il vient d’un niveau divin, qu’il est lui-même une partie divine, qu’il n’a rien à voir avec cet animal, que ce n’est pas son endroit, qu’il est prisonnier et son seul désir retourner chez lui.

Aussi il n’accepte pas sa situation et ne peut se tenir tranquille, il n’a pas de repos dans l’animal et bouge constamment cherchant une issue. Car bien sûr, il sait qu’il ne peut rentrer chez lui qu’une fois redevenu un médaber. Alors, il monte et descend, il monte et descend dans le ventre de la bête pour se rapprocher le plus possible de son cou, de sa gueule, organes de la parole. Car l’être Juif se languit de parler.

C’est la raison pour laquelle D.ieu à créé l’animal pur ruminant. Car l’animal pur est l’animal qui provient de la Noga, Endroit où pur et impur se mélangent, d’où bonté et cruauté prennent leurs origines, d’où mémoire et oubli, espoir et désespoir reçoivent leurs forces. Cet animal pur, Dieu l’a créé ruminant justement pour laisser la possibilité à l’être Juif même chuté dans un animal, de ne pas oublier, de se souvenir, de vouloir s’en sortir. Même tombé si bas de regarder en haut, dans un paysage aussi sombre de voir une lumière, sa lumière, sa divinité, de ne pas accepter que sa sainteté se laisse complètement avalée. L’animal n’est pas casher parce qu’il est ruminant, il est ruminant parce qu’il est casher, car tout prend sa source d’en Haut, tout est de même nature que sa source, et D.ieu dans sa grande sagesse crée toute chose selon son origine. Aussi, dans sa grande bonté, D.ieu a créé l’animal pur, ruminant car tout a été créé pour le Juif, vivant ou ne vivant plus.

Tandis que l’animal impur est celui qui provient des trois klipot qui entourent la Noga, l’une aussi impure que l’autre, aussi le néfesh de l’être Juif dès qu’il est consommé par cette sorte d’animal qui est l’impureté même, est tellement enfermé, ligoté, bâillonné, enchaîné, aliéné qu’il ne peut plus bouger. C’est pourquoi, D.ieu a créé l’animal impur non ruminant car chez lui il n’y a qu’éloignement, cruauté, oubli, paralysie, mutisme, cris sans paroles. Consommer quoi que ce soit de cette bête c’est couper avec ses origines, sa sainteté, sa bonté, sa patience, sa beauté, sa parole, sa voix, avec sa jeunesse.

C’est pourquoi l’homme n’est pas un ruminant car dès que le néfesh d’un être Juif entre dans le corps d’un Israël, il trouve son repos et reste sage, il a atteint son niveau suprême, son niveau initial, l’humain casher, le parlant saint, le médaber bé kedousha. Et par le fait que c’est dans l’aliment que le Israël puise sa force pour prononcer des bénédictions et louer D.ieu, le néfesh Juif atteint son niveau parfait.

C’est pourquoi, lorsque l’homme est saoul et que son esprit est troublé, qu’il a momentanément perdu le daat humain, le daat d’un Israël, la bonne parole, la parole, il est dérangé dans son ventre car les aliments consommés ne trouvent pas de repos même chez lui, il est devenu un maalé guéra, un ruminant. Aussi, il peut lui arriver de vomir.

C’est la raison également pour laquelle D.ieu a créé l’animal pur, mafris parsa (sabots fendus), parce que toute la force de l’homme est dans ses pieds, et cette force il la puise dans du daat. Il se distingue de l’animal par son pouvoir de se tenir debout et de marcher et par son don de parole qu’il puise également du daat qui se trouve en elle. C’est en cela que se différencie le médaber du ‘haï, l’homme de l’animal, il parle et marche. Aussi un shikor (un saoul) qui a l’esprit troublé ne peut pas parler ni marcher correctement. L’animal pur est également relié au daat car il y a du tov en lui, bien qu’il se déplace sur ses 4 pattes, le nefesh juif n’est pas entièrement prisonnier et a encore la force de se déplacer et de transpercer les pattes de l’animal pour sortir par ses sabots. C’est pourquoi D.ieu dans Sa grande Sagesse et Bonté, a créé l’animal pur avec des pattes aux sabots complètement fendus, pour donner la possibilité au nefesh juif de se libérer et de se réparer par la she’hita.

Tandis que le néfesh guilgoulé et capturé par l’animal impur est tellement prisonnier, avalé, englouti qu’il n’a pas la force de sortir ni de dégager la moindre lumière. C’est pourquoi D ;ieu a créé l’animal impur aux sabots fermés ou à demi-fendus.

Vayikra (11,4) : Quant aux suivants, qui ruminent ou qui ont le pied corné, vous n’en mangerez point: le chameau, parce qu’il rumine mais n’a point le pied corné: il sera immonde pour vous;

L’essentiel de sa sainteté, le Juif la puise des aliments qu’il consomme. C’est en mangeant qu’il peut recevoir du daat, des nouvelles volontés, des nouveaux languissements,  des choses qui le concernent, et tout cela grâce au Tsadik. Au Juif du haut le Tsadik va montrer où il en est et l’éclairer pour qu’il comprenne qu’il ne sait encore rien de D.ieu et de Sa Grandeur malgré tout ce qu’il a appris et servi jusqu’à maintenant, c’est la be’hina de « ayé mékom kévodo », où est Son Kavod. Au Juif du bas il va montrer que même là où il est et tous ses problèmes, D.ieu est tout près de lui, qu’il n’y a pas lieu de se décourager car « mélo kol aarets kévodo », la terre est pleine de son kavod, partout Il est là avec Sa Bonté. Et grâce à ce daat qu’il déverse et distribue sur terre pendant le repas, le Tsadik fait vivre tous les mondes, les arrange, les harmonise, le sheffa continue toujours de descendre comme il faut pour chacun, et notre monde tient bon, malgré les trous dans la couche d’ozone et la grande pollution.

Son daat est tellement grand qu’il parvient également à faire remonter toutes les nitsoutsot et les néfashot, même celles tombées très bas jusqu’au ventre des bêtes. C’est tout le sens de « maalé guéra » car le Tsadik  en leur envoyant sa lumière jusque dans ces endroits, les réveille, les fait revivre, et les fait remonter de là où ils se traînent, maalé signifie monter, guéra se traîner. Combien D.ieu est bon, et ce qu’on croit être une punition horrible et cruelle devient une bonté immense. La Création faite pour le fauteur. Combien D.ieu pense au plus éloigné et jamais ne s’en détourne, combien Son Kavod remplit toute la terre…Au plus éloigné, il montre une issue pour s’en sortir.

Et c’est tout le sens de « mafris parsa », qui fait allusion aux pattes de la bête, endroit si bas, que même là-bas il y a une ouverture, un espoir, une solution, le contraire des sabots fermés, endroit d’où on ne peut sortir, car rien ne justifie qu’on se décourage puisque tout lieu est rempli de D.ieu, de Son Kavod. C’est pourquoi la consommation de la viande est permise car le Juif a la force en la consommant de faire des birourim c’est-à-dire de relever ces âmes et ces nitsoutsot s’il est attaché au Tsadik. Celui qui ne croit pas dans les guilgoulim, à plus forte raison qui les ignore ou les juge sévèrement, ou qui est végétarien par conviction, c’est lui le cruel.

Vayikra (11, 44 ) : « Car je suis l’Éternel, votre Dieu; vous devez donc vous sanctifier et rester saints, parce que je suis saint, et ne point contaminer vos personnes par tous ces reptiles qui se meuvent sur la terre. »

Rashi

Car je suis Hachem votre Éloqim : De même que je suis saint, puisque je suis « Hashem votre Éloqim », de même « vous sanctifierez-vous » : Rendez-vous saints ici-bas !

Vous serez saints : Car je vous sanctifierai là-haut et dans le monde à venir.

Et vous ne rendrez pas impures… Ce verset institue de nombreuses défenses [relatives aux animaux interdits], dont chacune rend passible de malqouth (39 coups de bâton). C’est ce que spécifie la Guemara (Makoth 16a) : pour avoir mangé un poutitha (sorte de ver volant d’origine aquatique), on sera passible de quatre fois malqouth, pour une fourmi de cinq fois, pour un frelon de six fois.

LIKOUTEY MOHARANE TORAH 17

 

On a la mistva d’aimer D.ieu et de le craindre. Mais comment aimer, aimer vraiment sans intérêt, sans calcul, aimer par dessus tout, aimer ! comment craindre, craindre par admiration, par réflexe, et non par peur et avec angoisse ! Comment ordonner à un cœur l’amour et la crainte ?

Les mitsvot positives sont notre témoignage d’amour envers Lui, les mitsvot négatives un témoignage de crainte.  Mais ce témoignage prend toute sa valeur lorsque les mitsvot ne sont plus un poids, faites sans sentiment uniquement par habitude, mais consciencieusement, à fond, avec le cœur. Comment y arriver ? Cela est possible pour celui qui est prêt à recevoir la lumière du tsadik de la génération. Car ce Tsadik dévoile dans sa génération les grandeurs de D.ieu, ses bontés, ses amours pour le Juif au point que celui-ci ne peut pas ne pas l’écouter, ne peut pas ne pas l’aimer.

 

Le Tsadik cherche toujours les volontés que D.ieu a eu au moment de la création pourquoi Il a créé le monde et pourquoi de cette façon aussi bien dans le minéral le végétal l’animal et l’humain, pourquoi telle forme telle force telle nature dans leur généralité au plus petit de leur détail, c’est essentiellement le travail du Tsadik, chercher le pourquoi des choses et le révéler au le Juif pour qu’il se mette à aimer D.ieu. Car il l’aimera puisqu’il saura qu’Il l’aime.

 

Dans toute chose il y a une volonté divine, un désir, un but qui en fait son existence et ses caractéristiques, aucun hasard, aucun déterminisme, rien n’existe et n’a de forme et de nature sans cette volonté, et même lorsque l’expérience prouve que c’est le milieu l’environnement ou l’histoire qui a fait la chose, la nature et l’histoire ne sont que l’expression de cette même volonté. Il y donc des milliards et milliards de volontés.

 

Le tsadik s’est éloigné des pièges du ‘homer (matière) des tentations du corps, des intérêts personnels ou familiaux, rien ne peut influencer sur son libre arbitre ! Son problème à lui, son épreuve réside essentiellement dans le domaine spirituel : trouver sans erreur les volontés de D.ieu. Par exemple, lorsque Moshé Rabénou a frappé avec le bâton le rocher pour en faire jaillir l’eau au lieu d’utiliser la parole ce n’est que par erreur, car quarante ans auparavant dans la même situation D.ieu lui avait demandé d’utiliser le bâton. Un quiproquo ou malentendu  fait par le tsadik ne prend jamais sa source dans sa subjectivité.

 

C’est pourquoi le tsadik connaît la volonté de D.ieu dans chaque chose car il a tellement purifié son corps qu’il sait voir derrière la matière. Pourquoi D.ieu a créé le monde, pourquoi le lion a telle force, telle forme, tel comportement… Dans l’exitence de la chose ou d’un événement il voit la réalité spirituelle plus grande que la réalité matérielle. Et tout cela par le fait qu’il trouve la itpaérout (la gloire le plaisir) que D.ieu tire d’Yisraël, d’un Juif.

 

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